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Le métrosexuel: regard de la société sur ce phénomène masculin

Le métrosexuel : késako ?

Pour celles et ceux qui ignorent la signification du mot métrosexuel, n’allez pas croire qu’il désigne des obsédés sexuels qui ont pour terrain de chasse les rames ou couloirs de métro.
Le métrosexuel est un homme citadin, plutôt jeune, très souvent hétérosexuel qui prend grand soin de son apparence physique.
Toujours tiré à 4 épingles, à la pointe de la mode, Le métrosexuel est un homme qui fait usage de soins cosmétiques, qui se rend régulièrement chez l’esthéticienne pour des soins du visage, du corps, des épilations. Bref, le métrosexuel est un homme très exigeant sur l’image qu’il renvoie aux autres.
Il passe beaucoup de temps et dépense beaucoup d’argent pour s’occuper de son apparence : il n’achète que des grandes marques, il passe des heures à la salle de sport et se fait manucurer.
Le métrosexuel fait très attention à son hygiène de vie. Il fait des UV dès l’arrivée du printemps, une fois par an, il s’offre une cure de thalassothérapie.  Le métrosexuel se pèse très régulièrement et s’alarme de la moindre prise de poids, il ne jure que par le gommage dès que ses pores sont trop dilatés.
En fait, soyons honnête métrosexuel fait sourire et dérange la société.

Le métrosexuel se fait critiquer

Il n’est pas rare que les métrosexuels se fassent « charrier ». Cela commence au lycée quand un des camarades de la bande portent plus d’attention à son look que les autres, quand il se regarde un peu trop dans le miroir aux toilettes et vérifie que son gel maintienne bien sa mèche rebelle. Ensuite, à l’université, au bureau, l’homme raffiné sera sans cesse critiqué.
Dans une société qui associe le soin apporté à sa personne à une pratique uniquement féminine, le métrosexuel recevra souvent des insultes homophobes et dégradantes aussi bien par la gente masculine que féminine.
Le jeune homme sera traité violemment de « tantouse » pour essayer de citer l’insulte la moins violente si tant elle qu’aucune le soit moins qu’une autre. L’homme d’âge plus mûr sera qualifié de « vieux beau ».  Les femmes sont surprises quand un homme leur dit qu’il se fait épiler le torse, le maillot ! Certaines font semblant de trouver cela raffiné, mais au fond, elles sont nombreuses à assimiler cette démarche esthétique à un manque de virilité. Les femmes sont souvent refroidies par les métrosexuels.  A croire que l’effet recherché par le métrosexuel de plaire fait chou blanc et que ce soit le contraire qui se produise.

Pourquoi les métrosexuels portent autant d’attention à leur image ?

On pourrait croire que l’homme qui fait très attention à son image est narcissique. Est-ce le cas ? La société s’interroge sur pourquoi le métrosexuel ressent à ce point le besoin d’aimer son reflet.
N’allons pas faire de psychologie de comptoirs. Il y a certainement des raisons liées à l’enfance, au besoin d’attirer l’attention, au besoin de séduire et d’être aimé de la gente féminine car le métrosexuel est souvent hétérosexuel rappelons-le, mais nous n’en savons rien et nous ne savons même pas pourquoi ces hommes soignés nous interrogent autant.C’est là  la vraie question. Et si finalement, c’est nous qui avions un problème dans notre façon de raisonner et d’appréhender le changement?

Pourquoi la société a-t-elle besoin de trouver une explication et une justification au comportement des métrosexuels ?

Mieux qu’expliquer ou justifier, on pourrait même se demander pourquoi la société refuse de légitimer ce comportement masculin.
Pourquoi est-il choquant de voir un homme passer du temps et dépenser de l’argent pour son image alors qu’il paraît tout à fait légitime et normal qu’une femme possède douze crèmes de soin, 20 rouges à lèvres, 10 sacs à mains et qu’elle passe 1 heure dans la salle de bain le matin ?
L’homme dit « normal » selon des vieux clichés a l’image qui lui colle à la peau de l’homme baraqué, costaud, un peu bourru, avec la barbe d’un jour qui doit séduire par sa force, par sa puissance et sa virilité. Les femmes aiment le look bad boy, c’est bien connu

La femme, elle, de son côté, est toujours vue comme cette précieuse créature forcément pouponnée, parfumée, manucurée, bien habillée et bien coiffée. Et celles qui ne respectent pas ces clichés arriérés se verront cataloguées de négligées et peu soignées 

Les femmes se veulent ouvertes d’esprit et revendiquent l’égalité des sexes, mais elles sont bien plus réfractaires au changement de mœurs qu’elles ne veulent l’admettre. Elles veulent bêtement garder l’exclusivité de cette légitimité des soins portés à l’apparence.

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