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Comment améliorer la sécurité au travail avec les nouvelles technologies

En 2018, 3 millions d’accidents de travail se sont produits en Europe. Malgré les progrès réalisés ces dernières décennies en termes d’équipements et législations, la sécurité des employés reste un défi pour de nombreuses entreprises. L’industrie lourde est particulièrement touchée.

D’après un rapport exclusif de Getac, fabricant d’ordinateurs robustes, les nouvelles technologies ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre les accidents de travail. Quelles sont les meilleures solutions à adopter ? Petit tour d’horizon.

Accidents de travail : un problème majeur pour l’industrie lourde

Selon le rapport, les secteurs les plus touchés par les blessures et décès sont ceux de l’industrie manufacturière, minière, pétrolière & gazière, des transports, et de la construction. Ces industries représentent la majeure partie du coût annuel des accidents de travail en Europe – estimé à 456 milliards d’euros. En 2018, la seule industrie pétrolière enregistrait 31 décès et 2 970 blessures.

Pourquoi cette dangerosité ? Les secteurs susnommés présentent de nombreux risques quotidiens pour leurs ouvriers :

  • Travail en hauteur ou en espaces confinés
  • Usage de machinerie lourde, difficile à manœuvrer
  • Exposition à des matières ou liquides dangereux
  • Travaux électriques
  • Exposition à des températures très élevées

Ces différents contextes peuvent donner lieu à de graves dangers tels que des explosions, brûlures, chutes, noyades, impacts et chocs divers. Très souvent, les accidents sont le résultat d’erreurs humaines : la fatigue, des formations insuffisantes, ou encore la négligence vis-à-vis des procédures de sécurité. Les périodes des travail généralement longues et épuisantes qui caractérisent ces professions constituent ici un facteur-clé.

Quelles sont les solutions technologiques qui réduisent les risques ?

S’il est difficile de changer les conditions dans lesquels ces métiers s’exercent (le travail en espaces confinés est inévitable dans l’industrie minière, par exemple), il existe diverses technologies qui peuvent réduire les risques de manière significative, et dont les industries ne font pas encore suffisamment usage. En effet, selon le rapport, un des principaux obstacles à l’implémentation de ces technologies est tout simplement que les entreprises ne les connaissent pas.

Quelles sont les meilleures solutions ? On en dénombre plusieurs très prometteuses :

  • Réalité virtuelle et réalité augmentée
  • Robotique
  • Équipements et vêtements connectés
  • Véhicules et machines autonomes
  • Capteurs, radars et caméras
  • Moniteurs de fatigue et stress

Par ailleurs, chacune de ces technologies doit être conçue de manière aussi robuste que possible pour résister aux environnements extrêmes souvent associés à l’industrie lourde. Les communications doivent être très claires et fonctionner en profondeur comme en hauteur.

De la réalité augmentée aux camions intelligents

Les solutions technologiques considérées comme les plus efficaces sont celles qui permettent aux travailleurs d’éviter au maximum les situations dangereuses – c’est-à-dire la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Celles-ci permettent en effet d’expérimenter ces situations et apprendre à gérer les imprévus sans courir le moindre risque. Les ouvriers peuvent aussi faire usage de la réalité augmentée pour accéder à des manuels d’instructions sur demande et éviter les erreurs.

En second lieu, les capteurs et détecteurs sont très utilespour éviter les problèmes dus aux dysfonctionnements. Ils alertent les travailleurs de dérèglements potentiels des équipements, ainsi que des changements soudains dans l’environnement (baisse d’oxygène, chute de température…). Ils peuvent également avertir quand un véhicule s’approche d’un peu trop près et prévenir les chocs.

Parmi les solutions les moins efficaces, les équipements et vêtements connectés présentent pour l’instant peu de résultats prometteurs. Ces objets, qui suivent les niveaux de fatigue et de stress des travailleurs, analysent leurs indicateurs santé pour éviter les erreurs humaines. Il est probable que des journées de travail plus courtes avec des temps de pause plus longs seraient plus efficaces pour résoudre ces problèmes qu’un moniteur.

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