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Comment bénéficier du congé paternité ?

Cet été, l’allongement du congé paternité à 28 jours a été salué comme une petite révolution par les familles et associations qui l’attendaient depuis longtemps. La réforme redessine en effet les schémas familiaux traditionnels ainsi que les rôles des parents dans l’éducation des enfants. Qu’on se le dise, s’occuper de son bébé n’est pas une tâche exclusive aux mères – les papas aussi ont le droit de mettre la main à la pâte !

Malgré la réforme, cela dit, certains employeurs renâclent. En effet, une étude sur le congé paternité menée par la société faireparterie révèle que 4 parents sur 10 se sentent mal informés de leurs droits à la naissance de leur enfant, tandis que 53 % souhaiteraient que leur entreprise cesse de considérer le congé paternité comme des vacances. Dans ce contexte, il est crucial de connaître ses droits. Découvrez dans cet article la procédure à suivre.

Congé paternité : comment informer l’employeur ?

Avant la réforme, le congé paternité se limitait à 11 jours. A présent, il est de 25 jours, dont 7 obligatoires. Avec les trois jours accordés à la naissance de l’enfant, c’est de 28 jours dont disposent aujourd’hui les papas pour faire connaissance avec leur petit bout de chou. Et pas que les pères biologiques ! Si la maman est en couple avec une autre personne salariée, cette dernière a la possibilité de bénéficier du congé elle aussi.

Avant toute chose, il faut s’y prendre à l’avance ! Les salariés doivent impérativement informer leurs employeurs un mois avant la date prévue de l’accouchement. Autrement, ces derniers auront le droit de le refuser. Faites-le de préférence via une lettre recommandée avec accusé de réception. Après l’accouchement, fournissez aux ressources humaines une copie de l’acte de naissance de votre enfant. Votre congé peut être pris dans une période de six mois après la naissance.

Si vous n’êtes pas le père mais le compagnon de la maman, vous devrez fournir, en plus de la copie de l’acte de naissance, la copie de votre Pacs ou un certificat de vie commune d’au moins un an – tout justificatif qui prouve votre relation et cohabitation de longue durée avec la maman. Notez que l’acte de naissance peut être remplacé par la copie du livret de famille, si besoin.

Que faire si l’employeur entrave le congé paternité ?

Bien entendu, il y a la réforme d’un côté… et la réalité de l’autre ! Certains employeurs ont beaucoup de mal à accepter que les papas puissent manquer à l’appel, même pour une durée relativement courte. Nombreux sont les pères qui témoignent de pressions pour écourter leur congé alors que leur enfant vient à peine de naître. 84 % des jeunes parents pensent que les employeurs devraient mieux informer leurs salariés sur leurs droits.

N’oubliez surtout pas que la loi est de votre côté ! Tant que le délai d’un mois a été respecté, l’employeur ne peut pas vous refuser le congé. Pendant les dix semaines qui suivent la naissance de l’enfant, l’entreprise n’a pas le droit de licencier le salarié, sauf faute grave. Si vous faites face à des pressions ou un licenciement intempestif, orientez-vous vers les ressources humaines ou un avocat spécialisé dans le droit du travail.

Mais au-delà des pressions directes de l’employeur, le plus grand frein au congé paternité pourrait venir des papas eux-mêmes ! Comme l’expliquait le blogueur Tristan Champion dans une tribune du Huffington Post, la culpabilité et le sentiment d’être fainéant sont fréquents chez les jeunes papas en congé, et ce en dépit de leurs droits. Les stéréotypes ont la vie dure et peuvent très bien être internalisés. Alors n’ayez pas peur, et lancez-vous : la révolution est en marche !

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