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Comment monter un kit d’assistance électrique sur son vélo de voyage ?

Vous connaissez bien votre vélo et il vous convient bien. Vous y êtes confortable. C’est un bon point. Pour l’équiper d’un kit d’assistance électrique, plusieurs choix s’offrent vous. Il faudra toujours avoir en tête le poids de l’ensemble des éléments du kit : moteur moyeu arrière, moteur moyeu avant ou moteur sur pédalier. Le montage d’un moteur sur ligne de chaine est envisageable sur les vélos couchés et c’est la seule solution pour les voyageurs en tricycle ayant deux roues l’avant.

Un peu de technique concernant les assistances électriques

  • Moteur moyeu réducté ou non réducté, moteur sur ligne de chaîne :
  • Dans un moteur moyeu réducté, l’apport d’une démultiplication permet à un moteur plus petit et donc moins lourd mais pas de recharge en roulant.
  • Un moteur non réducté autorise une certaine recharge. Dans ce cas le prix est assez élevé.
  • Un moteur sur ligne de chaine semble apporter des contraintes importantes sur la chaine et risque de la fatiguer rapidement.

Le vélo avec assistance électrique (VAE)

J’ai entrepris deux voyages sur mon vélo couché équipé d’un kit d’assistance électrique. Une mauvaise expérience sur un parcours en France puis une bonne sur un parcours au Maroc.

Première expérience

Kit roue arrière de 26 pouces, 36 volts 10 ampères en moteur moyeu-réducté, vélo très chargé, sur un voyage au départ de Lyon, le Puy-en-Velay, suivant le chemin de Compostelle jusqu’à Figeac, puis descente vers le canal du Midi pour rejoindre Nîmes soit environ 900 km.

Dès le deuxième jour, j’ai rencontré des problèmes de connectique au niveau des soudures. malgré du bricolage, le moteur n’a pas pu fonctionner. J’ai effectué 750 km sans assistance électrique, avec tout le système. Le moteur ayant une parfaite roue libre, je n’avais pas d’autre résistance l’avancement que les 5 kilos supplémentaires du kit électrique. Hormis mon genou (opéré trois mois avant) qui n’a pas tellement apprécié, je ne m’apercevais plus du handicap du poids. La seule chose qui m’a gêné, c’est l’étagement des huit pignons de 12 ou 13 jusqu’à 34 avec un saut de 24 à 34. Je devais m’arrêter pour passer la chaine à la main du 24 au 34. Puis sur le petit plateau et le 34, je faisais mon bonhomme de chemin. Compte tenu de l’expérience et de mes conclusions sur la roue libre de huit vitesses mal étagées, j’ai modifié mon kit vélo pour le voyage suivant.

Deuxième expérience

Kit roue avant de 20 pouces en moyeu réducté, 24 volts 10 ampères. Sur un périple au Maroc d’environ 800 km, il n’y a eu aucun problème au niveau de l’assistance électrique. Nous avons pratiqué de la route, de la piste, du plat, des cols, enfin bref, un voyage.

Nos étapes oscillaient entre 50 et 80 km. Étant au Maroc j’ai squeezé le PAS (asservissement du moteur au pédalier) et commandé mon moteur uniquement avec la gâchette sous la paume de main. J’utilisais le moteur pour m’assister au démarrage et dans les côtes. Étant avec des compagnons non électrifiés, je montais les cols avec eux en pédalant et en actionnant à peine ma gâchette pour soulager mon effort. En gros une côte que j’aurais franchie à 4 km/h, je m’assistais pour arriver 8 km/h. Dans ces conditions j’avais assez de batterie pour effectuer l’étape.

Nous avons réalisé une boucle des gorges de Todgha aux gorges de Dadés, en passant par une vraie piste de terre et de cailloux. J’ai apprécié mon assistance électrique transformant mon véhicule en deux roues motrices tout-terrain. Ayant été un peu optimiste sur les pneus, j’ai crevé quatre fois ce jour-là. Je me suis félicité d’avoir pris l’option moteur roue avant parce que le démontage de la roue arrière était semblable aux vélos avec dérailleur. Vu aussi l’option roue avant motorisée, j’avais gardé mon système de transmission original avec les pignons correctement étagés de 11 à 32 dents. J’ai, au retour de ce voyage, modifié la cassette pour une 11-34, mais celle-ci est correctement étagée. Au niveau de l’autonomie, je suis parvenu à trouver chaque soir une prise électrique pour charger la batterie.

En conclusion

Le choix de recourir à l’assistance électrique me permet de continuer à voyager à vélo plutôt que devenir automobiliste ou piéton.

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