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Comment parler de santé mentale au travail ?

Comment parler de santé mentale — ou plus concrètement de troubles de la santé mentale dans un cadre professionnel ? C’est un sujet à tiroirs qui inquiète : Challenges citait en 2017 une étude selon laquelle 70% des actifs auraient peur d’informer leur entreprise s’ils faisaient face à un problème de santé mentale. Face à un tel tabou, on pourrait penser que c’est quelque chose de rare. Pourtant, dans les milieux professionnels, on constate qu’une personne sur cinq est touchée et que le silence et la gêne sont bien loin d’aider.

Prendre conscience des préjugés et des biais cognitifs dont on fait preuve est souvent utile pour aborder un sujet complexe. Voyons quelles solutions peuvent être envisagées pour reconnaître et vivre avec la maladie mentale dans le milieu professionnel.

Un sujet délicat à aborder

Avant d’aller plus loin, il faut noter que « parler de santé mentale » veut surtout dire parler des problèmes de santé mentale. Le sujet met suffisamment mal à l’aise pour qu’on fasse des périphrases polies pour en parler, alors que personne ne viendra évoquer la « santé nasale » à propos d’un rhume. Poser des mots sur la dépression, le burnout ou les troubles psychosociaux est compliqué. Pourquoi ?

Tout d’abord, parce que c’est très difficile à identifier de l’extérieur. L’image qu’on s’en fait et la réalité sont souvent très différentes. Les amalgames sont donc faciles. On entendra souvent qu’untel est simplement sensible ou que telle autre est juste un peu grincheuse. Le docteur IDRISS ABERKANE en parle mieux sur son site le site bebooda.fr.

Il n’est pas non plus évident de s’admettre un tel état à soi-même. Les troubles mentaux effraient. Ils font partie des sujets dont on ne sait donc pas grand chose. Puisqu’on en sait pas grand chose, on en a peur. Puisqu’on en a peur, on en parle peu.

D’où vient cette peur, alors ? La réponse varie en fonction de chacun, mais on observe souvent une constante : les clichés sur les troubles mentaux sont tenaces. Ils ne font pas dans la nuance, à tel point qu’on a forcément une vision extrême de la santé mentale : si tout ne va pas bien, c’est que tout va très mal – voire qu’on est bon à enfermer. Face à une sentence pareille, beaucoup préfèreront céder au déni et se dire que tout va très bien – que ce soit chez les témoins ou les principaux intéressés.

Entre la difficulté qu’on a à identifier les troubles mentaux et la peur qu’ils inspirent, le sujet est délicat. Commencer par reconnaître leur présence est la première étape vers une solution.

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